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Lionel Namin

Par le biais d’un communiqué, la FFC-Réparateurs vient de dénoncer le manque de respect qu’accorderait l’ANEA à la “Charte de bonnes pratiques experts en automobiles/réparateurs” sur le terrain. En cause : la poursuite permanente du “coût moyen sinistre” de la part des experts “agréés” par les assureurs et l’absence d’application des procédures de médiation entre réparateurs et experts locaux, comme la fameuse charte l’exige pourtant…

Fidèle à sa logique de poursuivre coûte que coûte les travaux sur les annexes de la « charte de bonnes pratiques experts-réparateurs », la branche carrossiers du CNPA a achevé de compiler les décisions de justice rendues depuis huit ans qui permettront de restreindre « l’appréciation objective » par l’expert du marché local de la réparation sur lequel il travaille. De quoi confiner le si décrié « rôle économique de l’expert » à son expression minimale, favorable, en premier lieu, au réparateur…

Plus animée, la seconde table ronde du congrès de l’ANEA, dédiée à la charte de bonnes pratiques experts/réparateurs, a permis de constater la volonté de faire progresser les relations humaines et professionnelles entre les deux parties concernées, mais aussi de soulever quelques points de désaccord non encore résolus. Qui devraient l’être bientôt ?

Les réactions des experts libéraux sur notre site témoignent non seulement de l’inquiétude d’être atteints dans leur indépendance par la note de la Matmut, mais surtout de l’agacement que leur suscite l’absence de position officielle de leur chambre syndicale. L’ANEA, s’estimant non mise en cause, se refuse pour l’instant à communiquer sur le sujet. Mais d’autres voix s’avèrent moins frileuses, à l’image du tout jeune SNDEA, qui livre toutefois une position tempérée sur le contenu de la note.