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Philippe Ouvrard

Centré sur la thématique de “l’expert en automobile, un sachant impartial”, le 10è congrès de l’ANEA s’est tenu le 18 mars dernier au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux. Et comme un écho à l’actualité, notamment à l’affaire des 5 014 VGE transformés en VO, les débats de la première table ronde ont tourné autour du sujet de l’impartialité et du positionnement de l’expert face  au conflit d’intérêt et à la fraude.

La Confédération française des experts en automobile (CFEA), qui regroupe ANEA, UPEAS et BCA expertise, a très officiellement appuyé auprès de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) pour que le module de formation continue consacré au recours direct dispensé par l’INSERR soit purement et simplement… supprimé ! Une initiative qui place l’organisation, qui se veut le représentant “unique” du métier, dans une position diablement décalée par rapport au mouvement de libération de l’expertise dans lequel s’inscrit le recours direct.

Suite aux révélations du Parisien sur le scandale des faux VO mais vrais VGE et après les sollicitations des principales chaînes de télévision nationales, l’ANEA a participé à la réunion d’urgence de la DSCR avec les représentants des réparateurs et des assureurs et annonce vouloir se porter partie civile contre les experts incriminés dans l’affaire, réclamant par là même leur interdiction d’exercer… qui aurait déjà dû être prononcée depuis longtemps.

Attentif aux débats des parlementaires dans le cadre du projet de loi “Macron” pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, Florian Mourgues, expert en automobile de son état, observe que les avancées que pourrait permettre la loi dans le libre choix de l’expert font face aux attaques d’arguments pro-assurance. Et ce, sans véritable opposition des principaux représentants des experts, ANEA en tête.

L’ANEA avait une sacrée haie à franchir pour défendre ses adhérents excédés : obtenir d’AXA qu’il revienne sur ses exigences édictées en mai dernier et déployées en août. L’affaire avait fait grand bruit chez les experts qui attendent beaucoup de l’Alliance. Au vu de ce courrier d’hier soir à ses adhérents, elle ne semble pas avoir démérité…

A en croire cette mise en demeure adressée à Feu Vert par la CFEA (confédération des experts), un véhicule d’occasion ne pourrait être légalement expertisé, au sens de son évaluation, que par un expert automobile. Transmis à tous les pros du VO qui se découvrent multirécidivistes. Sans d’ailleurs jamais en avoir été informés par l’ANEA ou la CFEA jusqu’à cette initiative commerciale de Feu Vert…

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